Plateformes
Plateforme agréée de facture électronique (ex-PDP) : rôle et choix
« Une plateforme agréée est une plateforme immatriculée par l’administration fiscale », écrit impots.gouv.fr. L’immatriculation vaut pour trois ans renouvelables, et la liste officielle du 30/10/2026 compte 155 opérateurs.
Suis-je concerné ? Faire le testToute entreprise passe par l’une d’elles pour envoyer et recevoir ses factures électroniques. La plateforme achemine les factures et transmet les données au fisc. On l’appelait autrefois PDP.

Qu’est-ce qu’une plateforme agréée et à quoi sert-elle ?
La réforme ne laisse pas les entreprises s’échanger les factures directement. Chacune choisit une plateforme, et ce sont les plateformes qui se transmettent les factures entre elles. Selon impots.gouv.fr, les entreprises doivent recourir à une plateforme agréée « pour transmettre et recevoir leurs factures électroniques et pour adresser des données de transactions et de paiement à l’administration ».
Une seule plateforme couvre donc vos besoins. Elle vous permet de recevoir les factures de vos fournisseurs, ce qui est obligatoire depuis le 1er septembre 2026, puis d’émettre les vôtres au bon format à partir du 1er septembre 2027 pour une micro-entreprise. Elle transmet aussi vos données de e-reporting.
Le code général des impôts (annexe II, article 242 nonies E) liste huit services que toute plateforme agréée doit offrir, dont celui de permettre à ses utilisateurs « de saisir, déposer, émettre ou transmettre leurs factures électroniques ».
Plateforme agréée, logiciel et opérateur
Un logiciel de facturation sert à créer les factures. Une plateforme agréée sert à les transmettre officiellement. Certains éditeurs font les deux, d’autres non. On parle parfois d’« opérateur de dématérialisation » ou de « solution compatible » pour un outil qui prépare les factures sans être immatriculé. Selon impots.gouv.fr, sans immatriculation, cet opérateur n’est pas autorisé à transmettre les factures aux plateformes des clients, ni à recevoir des factures pour votre compte, ni à envoyer les données à l’administration. Il doit alors se raccorder à une plateforme agréée.
Pourquoi il n’y a pas de plateforme publique gratuite
Beaucoup d’entrepreneurs attendent encore un portail public gratuit, qui n’existe pas. La FAQ de la DGFiP en donne la raison. « La France a fait le choix de ne pas créer de portail public unique afin d’éviter de concentrer les risques techniques sur un point de passage unique des flux de factures. » L’État garde un rôle de régulation (cadre juridique, standards) et gère l’annuaire national, qui permet d’adresser chaque facture à la plateforme de son destinataire. Des opérateurs privés proposent des offres gratuites, recensées sur la page plateforme gratuite.
Comment choisir quand on est auto-entrepreneur
- Vérifier l’immatriculation dans la liste officielle des plateformes agréées. C’est le seul critère éliminatoire.
- Partir de vos outils actuels. Votre banque en ligne, votre logiciel de facturation ou de caisse, votre expert-comptable proposent peut-être déjà une plateforme ou un raccordement.
- Regarder ce que couvre l’offre de base, entre réception, émission et e-reporting. Pour un micro-entrepreneur qui vend à des particuliers, le e-reporting compte plus que l’émission.
- Comparer les prix au volume. Avec quelques factures par mois, une offre d’entrée de gamme suffit souvent. Notre comparatif des logiciels de facturation électronique relève les prix éditeur par éditeur.
- Vérifier la portabilité, car la documentation pour changer de plateforme doit être fournie gratuitement.
Questions sur les plateformes
PDP et plateforme agréée, est-ce la même chose ?
Oui. On parlait de « plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP). La loi de finances pour 2026 a généralisé l’expression « plateforme agréée » dans le code général des impôts. L’adresse de la liste officielle sur impots.gouv.fr garde d’ailleurs l’ancien terme « pdp ».
Mon logiciel de facturation n’est pas sur la liste, est-ce grave ?
Pas forcément. Un logiciel peut rester votre outil de saisie à condition de se connecter à une plateforme agréée qui, elle, transmet les factures. Sans immatriculation, un opérateur « ne sera donc pas autorisé à transmettre les factures électroniques » selon impots.gouv.fr, et il doit alors passer par une plateforme qui l’est.
Peut-on changer de plateforme ?
Oui. L’arrêté du 27 juillet 2026 impose aux plateformes de mettre « gratuitement et sans condition » à la disposition de leurs clients la documentation utile à la portabilité, c’est-à-dire au changement de plateforme.
Le portail public de facturation (PPF) existe-t-il encore ?
Il subsiste comme brique technique. La page officielle de la liste des plateformes mentionne « leur interopérabilité technique avec le Portail Public de Facturation (PPF) et avec les autres plateformes. » Pour envoyer ou recevoir vos factures, vous passez par une plateforme agréée.
Sources officielles de cette page
- Facturation électronique et plateformes agréées (impots.gouv.fr)
- Je consulte la liste des plateformes agréées (impots.gouv.fr, mise à jour du 30/10/2026)
- Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 123 (Légifrance)
- CGI, annexe II, article 242 nonies E (services des plateformes agréées) (Légifrance)
- Arrêté du 27 juillet 2026 relatif à la généralisation de la facturation électronique (Légifrance)
- FAQ : tout savoir sur la facturation électronique (PDF) (DGFiP, mise à jour du 27/08/2026)
- Guide pratique de la facturation électronique (PDF) (DGFiP, mise à jour de juillet 2026)
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